Quelques preuves sportives récentes a contrario qui s’inscrivent, parfois spectaculairement (le 21 novembre, à Doha), parfois plus discrètement, individuellement (Elnaz Rekabi, Parmida Ghasemi) ou collectivement (les jeunes basketteuses), mais toujours courageusement, dans le grand mouvement de révolte commencé le 16 septembre contre le régime de Téhéran, après la mort de Mahsa Jina Amini, le 16 septembre, aux mains de la Police des moeurs.


Doha, Qatar, Mondial de foot, 21 novembre. L’équipe iranienne de football refuse de chanter l’hymne national avant l’ouverture du match. En mondovision, et en direct devant 10 millions de téléspectateurs en Iran.


Téhéran, mi-novembre. L’équipe iranienne féminine junior de basket Canco pose avec ses entraîneuses. Sans le hijab obligatoire. (Canco Canada, entreprise canadienne de matériel scolaire, est un des sponsors du club).


Séoul, Corée du Sud, 15 octobre. La championne d’escalade iranienne Elnaz Rekabi participe à la finale de la compétition en salle après avoir enlevé son hijab.


Téhéran, 11 novembre. Sur le podium, l’archère Parmida Ghasemi (au centre) enlève ostensiblement son hijab avant de recevoir sa récompense.


Nous avons emprunté la caricature de tête, qui se réfère au geste de la grimpeuse Elnaz Rekabi, au crayon de Sansón (Rafa Vega), dessinateur au quotidien de Valladolid « El Norte de Castilla » (groupe Vocento). Son autoportrait (2012):


Addendum: On pourra creuser la question de la relation sport-politique en Iran (y compris la question aussi brûlante que récurrente de la participation des sportifs iraniens à des compétitions qui les amèneraient à devoir affronter des sportifs israéliens) dans l’article de : PARSY Maneli, « Quarante ans de rapports de force entre les « sports » et la « République islamique », in : AYATI Ata, RIGOULET-ROZE David (dir.), La République islamique d’Iran en crise systémique : Quatre décennies de tourments, L’Harmattan, coll. L’Iran en transition, juillet 2022, 334p., p.255-273