La dernière livraison de Politique internationale (fondée et dirigée par Patrick Wajsman) consacre plusieurs articles au Moyen-Orient (Les accords Sykes-Picot, la guerre au Yémen, la situation de Daech, l’Iran), ainsi qu’à la diplomatie de la Russie, dont on peut mesurer en Syrie depuis septembre 2015 l’importance sans doute décisive de l’engagement militaire, et sans doute pour une longue durée. Nous développons dans ce numéro l’analyse de la place de plus en plus affirmée de l’Iran dans les enjeux régionaux moyen-orientaux – en l’occurrence des engagements militaires extérieurs auxquels la République islamique ne nous avait pas habitués depuis les années 1980: la Force Al-Qods, bras armé des opérations extérieures des Gardiens de la révolution (pasdarans), commandée par le général Qassem Soleimani (un homme longtemps invisible et sans visage, mais désormais sous les feux de la rampe de la propagande du Hezbollah libanais et des médias conservateurs iraniens) est spectaculairement présente en Irak (en particulier sur le front kurde, face à Daech) et en Syrie (où elle a largement contribué au sol à sauver le régime de Bachar al-Assad, avant l’arrivée des forces russes) .

> J-P.Burdy,  « Le grand retour de l’Iran», Politique internationale no 151, printemps 2016, 382p., p.233-250.

L’article est en ligne sur le site de la revue: http://www.politiqueinternationale.com/revue/article.php?id_revue=151&id=1482&content=synopsis