Jean-Paul Burdy: Oman peut jouer «un rôle de médiation discrète»

Par Gaëtan Goron Diffusion : samedi 8 août 2015

Jean-Paul Burdy: Oman peut jouer «un rôle de médiation discrète»

  Le sultan Qabus ibn Saïd a été remercié par François Hollande pour son rôle actif dans la libération de l’ex-otage française. DR

Il est tout petit: 309 000 km2, 4 millions d’habitants, il est frontalier des Emirats Arabes Unis, de l’Arabie Saoudite et du Yémen…  voici quelques caractéristiques du sultanat d’Oman. On en parle assez peu mais davantage depuis deux jours après les remerciements du président français au sultan Qabus ibn Saïd qui a œuvré pour la libération d’Isabelle Prime, ex-otage au Yémen. Jean-Paul Burdy, maître de conférences d’histoire à l’Institut d’études politiques de Grenoble et directeur du séminaire de recherche Turquie-Iran-Moyen-Orient revient sur le rôle de cet Etat méconnu dans la région.

« Depuis que le sultan Qabus est au pouvoir, c’est-à-dire depuis 1970, on a une démocratie originale qui a été définie par le sultan et qui a même était théorisée, qui est la diplomatie du petit Etat. Et cela veut dire à la fois le bon voisinage avec les voisins immédiats, ça veut dire le non-engagement dans les conflits, le maintien des relations diplomatiques y compris  dans des périodes de crises – comme c’est le cas au Moyen-Orient – et c’est la recherche de la médiation, le rôle d’intermédiaire dans les conflits. »